La Teresto
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"Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver" à vélo
Enviado por Claudine el Mié, 2007-01-10 00:22
Des cyclistes hivernaux ont entrepris de faire pression sur l’administration municipale pour l’ouverture des pistes cyclables l’hiver par une action directe théâtrale médiatisée: Le Pellet-In de Montréal C’est confirmé: normalement, au Québec, il y a l’hiver. Et durant l’hiver, à Montréal, selon les administrateurs municipaux, les cyclistes n’existent plus: les pistes cyclables sont fermées, les bandes cyclables non déblayées et plusieurs stationnements à vélo disparaissent soudainement. En effet, depuis un an, les pistes cyclables ferment officiellement du 15 novembre au 1er avril. Pourtant, selon les dernières statistiques de Vélo-Québec, 50 000 québécois oseraient affronter l’hiver à vélo. Un dossier spécial sur le vélo d’hiver dans La Presse de novembre dernier nous annonçait que l’administration Tremblay étudiait la possibilité d’ouvrir les pistes cyclables tout l’hiver et envisageait même de les compter parmi les voies à déneiger en priorité! Mais, voilà qu’il neige peu et que les maigres espaces cyclables de la ville sont tout de même fermés… « Mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver », nous chantait amoureusement Vigneault. « Ah ! Comme la neige a neigé », racontait lyriquement Nelligan. Nous voilà presque à la mi-janvier, le gazon est vert, les arbres se demandent s'ils doivent bourgeonner et les outardes ont rebroussé chemin. Changements climatiques ???! Les plus optimistes répliquent qu’il faudra attendre pour le savoir. Les québécois étant au premier rang du top 10 des plus grands pollueurs de la planète, pourquoi ne pas agir maintenant ? Gaz à effet de serre, smog, effet d’îlot thermique urbain, fardeau économique, pollution sonore, pollution de l’espace, etc., l’usage démesuré de l’automobile a son lot de conséquences désastreuses sur notre environnement. Alternative à l’automobile, le vélo est une solution écologique et accessible; un mode de vie qui devrait être encouragé hiver comme été, non seulement en cette ère de la guerre pétrolière et des déséquilibres climatiques, mais aussi de la société obèse, stressée et dépressive, atteinte de plus en plus par les maladies cardiovasculaires et pulmonaires. Plus la ville sera hostile face aux cyclistes, plus la qualité de vie de ses habitants suivra son déclin. Le cycliste urbain hivernal est un citoyen consciencieux des enjeux environnementaux et ayant adopté le vélo comme mode de vie à l’année longue. Ainsi, se déplacer à vélo l’année durant comporte plusieurs avantages: il permet d’apprécier l’hiver, de rester autonome dans ces déplacements, de conserver la forme et la santé. Néanmoins, il permet aussi d’être encore moins en sécurité que durant la saison chaude! Fait notable, à Montréal, les piétons et cyclistes représentent maintenant plus de la moitié des hospitalisations des blessés de la route. Pour toutes ces raisons, les Vélocipèdes demandent à l’administration municipale de ne pas nier leur présence en tout temps dans les rues de la grande métropole. Ils exigent la réinstallation des stationnements, la réouverture des pistes cyclables et le déneigement des bandes cyclables – quand neige neigera-, cela incluant le pont cyclable du pont Jacques-Cartier. En effet, la traversée du fleuve à vélo par le pont est un élément incontournable du trajet de beaucoup de cyclistes résidant sur la Rive Sud – pas seulement une poignée de maniaques comme racontait André Girard, relationniste de la Société des pont fédéraux, cité dans La Presse le 29 décembre dernier. La fermeture du pont cyclable pour l’hiver signifie donc l’impossibilité pour beaucoup de cyclistes de passer d’une rive à l’autre étant donné que le métro leur est interdit à l’heure de pointe. Il faut souligner que chaque vélo qui traverse le fleuve signifie une personne de moins dans une voiture ou un autobus. Pour témoigner leur mécontentement, des cyclistes hivernaux participeront bientôt au grand Pellet-In de Montréal : Une action directe, théâtrale, revendicatrice et médiatisée où ils se rencontreront sur une piste cyclable type pour la pelleter eux-mêmes et faire semblant de le faire si la neige n’est toujours pas au rendez-vous! Cela sous une ambiance festive musicalement hivernale – parce qu’ils sont en pleine santé, encore en vie et ont de belles fesses! Il est à noter que quelques ours polaires seront descendus de leur précieux pôle nord afin d’aider les cyclistes en action, étant profondément sensibles à leur cause… »
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