La Teresto
|
Ouverture de session |
LE MUR VÉGÉTAL; La Jungle Verticale: Une Solution Écologique
Posté par Claudine le Lun, 2006-12-25 20:35.
Environnement et nature | Technique et énergie | Article alternatif
Les maux actuels de notre Terre mère, déforestation, pollution, changements climatiques, sont essentiellement dû aux activités humaines et donc à l’être humain: Une espèce animale envahissante qui passe plus de 90% de son temps à l’intérieur sous la lumière artificielle et qui croit s’être affranchie de la nature, qui l’exploite au lieu de l’intégrer intelligemment. Au niveau des villes on fait face à un étalement urbain, à une densification de l’habitat, à une « surbétonisation » et à un usage démesuré des véhicules motorisés. S’en suit un effet d’îlot thermique urbain grandissant affectant directement la qualité de vie en zone urbaine. Mais l’écosystème urbain fait partie intégrante de l’écosystème global et nous nous devons de retrouver l’équilibre perdu. Pour ce faire, il faut avoir recours au végétal et on peut augmenter la biomasse d’une ville en implantant de façon intensive des espaces verts tels des toits et des murs végétaux... Un mur végétal est un plan vertical, une paroi naturelle ou une pente abrupte, qui constitue un obstacle, isole, sépare et qui est végétal ou recouvert de végétal. Il apporte plusieurs avantages dont celui de contribuer à la réduction de l’effet d’îlot thermique urbain. En plus de créer des niches écologiques pour la biodiversité, la végétation a une capacité d’autoépuration et permet ainsi de maintenir des surfaces filtrantes, d’absorber des polluants présents dans l’atmosphère et de capter la poussière environnante. Aussi, végétaliser de façon verticale permet de gagner de l’espace, de diviser cette dernière de façon naturelle et d’augmenter facilement les surfaces vertes de la ville. En effet, la végétalisation des murs d’un bâtiment a potentiellement plus d’impact sur son environnement que la seule végétalisation du toit car la surface totale des murs est toujours plus importante que celle du toit, surtout lorsqu’on a affaire à un édifice de plusieurs étages. Finalement, lorsqu’il est implanté à un bâtiment, il lui est bénéfique. Il agit comme thermorégulateur en l’isolant l’hiver et en le climatisant l’été et il le protège des polluants, des intempéries, de l’humidité et des rayons directs du soleil. Le mur végétal existe depuis que la plante grimpante s’est mise à grimper! Elle a la capacité de recouvrir différents éléments verticaux et de les transformer en décor végétal. Mais, la pratique consciente de guider des plantes le long des constructions existe depuis longtemps en France, en Allemagne et dans les pays scandinaves. Et bien avant le moyen âge, des arches de différents styles et recouvertes de plantes grimpantes étaient utilisées pour souligner une entrée, pour diriger un chemin ou pour faire un lien entre deux aires d’un jardin. Aussi, les jardins anglais en cloisonnés, datant parfois du 17ième siècle, peuvent être une mine d’or de plantes grimpantes laissées à elles-mêmes. On y retrouve entre autres des arches végétalisées, des façades, des colonnades, des escaliers, des ponts et différents murs autant colonisés par les plantes. Au début du 20ième siècle, devant le progrès et l’industrialisation, l’Art Nouveau et le mouvement Arts & Crafts prônaient un certain retour à la nature. De cela a émergé un mouvement tentant d’intégrer le construit au jardin et c’est dans les pays germanophones qu’on exploite alors le plus la plante grimpante. Mais maintenant, grâce à un nouveau concept élaboré par le botaniste français Patrick Blanc, on peut quintupler les possibilités d’application du mur végétal. Grâce à ses recherches scientifiques sur les plantes capables de croître en milieu précaire, comme la mousse sur les rochers, il a développé un mur végétal breveté pouvant accueillir des plantes non grimpantes, cela sur plusieurs mètres de hauteur et sans substrat! Quelques exemples dans le monde... Le parc MFO, inauguré en mai 2002, a été implanté à Zurich sur un ancien site industriel dans le but de donner un second souffle à l’endroit par une place publique ouverte et novatrice. Le tout se présente en une immense pergola métallique reliant un réseau d’espaces verts. La structure est crée par une double paroi de treillis et de câbles d’acier tendus que les plantes grimpantes, implantées aux bases des structures, envahiront avec le temps et on attend le jour où elles atteindront leur plein potentiel et donneront une place publique aux murs et toits vivants. Au parc Grift, au Pays-Bas, on peut admirer un mur végétalisé de 300 mètres de long et de 2 mètres de hauteur. Il est constitué de briques maintenues entre elles par des joints de mortier. Par contre, des interstices ont été laissées à nues afin d’accueillir des différentes espèces de plantes non grimpantes. En bref, par leurs activités actuelles, les êtres humains des sociétés industrialisées détruisent les écosystèmes et leur diversité. Mais nous savons que la qualité d’un environnement est intimement reliée à sa concentration en verdure. Avec cette prise de conscience de l’impact des plantes sur notre bien-être, il suffit d’unir nos efforts et de faire des choix sains et écologiques en ce sens. Dans une perspective de « végétalisation » de l’espace urbain, plusieurs procédés offrent maintenant la possibilité de verdir des surfaces urbaines jusqu’alors inaccessibles aux plantes non grimapnates tels que les toitures et les parois verticales des constructions. La conception des toits et murs végétaux peut être des plus simple et de nouvelles technologies encouragent leur propagation dans le monde entier. Le mur végétal de Patrick Blanc relance l’exploitation du végétal à la verticale et s’inscrit probablement dans une longue histoire qu’il reste à créer. C’est à nous de le mettre en scène et de travailler conjointement avec les différentes disciplines de l’aménagement afin de faire de nos espaces privés, publiques et communautaires, des endroits où il fait bon vivre… »
|

