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Les toits verts
Posté par Julien Archambault le Ven, 2006-12-08 13:41.
Environnement et nature | Société, idéaux et arts | Technique et énergie | Article alternatif
Une maison recouverte d’un toit végétal, est-ce une idée farfelue? Pas du tout! C’est une façon de concevoir les toitures qui fait de plus en plus de chemin. Autrefois considérée comme marginale, cette pratique a de nombreux avantages. Elle permet de protéger les toits du soleil ardent, ce qui contribue a diminuer les coûts de climatisation d’environ 5%. Ce type de toiture agit aussi comme écran acoustique. De plus, dans l’éventualité où les toits verts seraient répandus, ils contribueraient à soulager le réseau d’aqueduc lors d’importante chute de pluie dû à la capacité des végétaux d’absorber l’eau. En ville, toutes les surfaces goudronnées créent un phénomène d’îlot de chaleur, c’est-à-dire que l’effet de corps noir accroît la température globale dans les centres métropolitains. De nombreux toits verts viendraient atténuer ce phénomène, en plus de filtrer davantage de gaz à effet de serre. Bien sûr, installer un tel type de toit nécessite des attentions et des coûts particuliers puisque, par exemple, la charpente doit être prête à recevoir une charge supplémentaire, en plus de la neige en hiver. Des études démontrent toutefois que l’investissement rapporte à long terme; ce type de structure à une durée de vie plus longue qu’un toit conventionnel, en plus de procurer tous les bienfaits énoncés ci-dessus. À l’heure actuelle, le Canada est loin de figurer comme chef de file dans ce domaine. Par exemple, au Japon, la ville de Tokyo exige que pour tous bâtiments occupants une surface de 929 mètres carrés et plus, il y ait un toit végétal représentant au moins 20% de sa superficie. À Berlin, en Allemagne, la ville prend à sa charge 60% des dépenses associées à la création de toits verts. En espérant que nous ferons nos devoirs! »
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