La Teresto
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Résumé d'une conférence sur la simplicité volontaire
由 Valerie 在 週三, 2006-01-25 09:34 提供
Conférence sur la simplicité volontaire dans le cadre de la semaine de l'environnement à l'Université de MontréalDans le cadre de la semaine de l'environnement à l'Université de Montréal, se déroulant du 23 au 26 janvier 2006, une conférence sur le thème de la simplicité volontaire s'est tenue et j'y suis allée de bon gré. Voici donc le résumé de ce qui s'y est dit. D'abord, la simplicité volontaire représente une réponse valable aux nouveaux défis planétaires, car, il ne faut pas l'oublier, les moyens d'y remédier auront un effet non-négligeable sur l'avenir. Est-ce que, comme on l'entend dire souvent, No future est vraiment le leitmotiv de notre génération, qui penserait dès lors en notion de court terme ??? Les ressources planétaires ne peuvent répondre aux besoins illimités de l'espèce humaine et l'observation empirique montre que les ressources ne sont pas, elles illimitées... Par ailleurs, peu de gens parmi les spécialistes contestent le phénomène croissant des variations climatiques ainsi que celui du réchauffement planétaire. Le modèle du développement qui est généralement proposé, occidentalocentriste à la base, est celui de la croissance économique, croissance souvent elle-même perçue comme illimitée dans ses possibilités. Il faut par ailleurs noter que, si l'on y pense bien, ce que l'on considère comme un taux modeste, comme 3% / an, signifie tout de même un doublement de la production en 30 ans approximativement. Pour supporter le style de vie occidental de consommation excessive étendu à tous les représentants de l'espèce humaine, il faudrait 3-4 Terre. Il est donc aisément concevable que tous ne peuvent pas avoir le niveau de vie du nord-américain moyen. Il serait par conséquent logique que nous non plus ne nous arrogions pas cette permission... À l'heure actuelle, la population mondiale utilise plus de ressources que le rythme de renouvellement de ces dernières, et ce sans parler de celles non-renouvelables, ce qui fait qu'on (é)puise notre capital. Certains considèrent cependant toujours que le progrès de la science rendra les technologies plus efficientes, ce qui résoudra ce déficit en ce qui à trait à notre capital. Mais ceci est loin d'être prouvé. D'autre part, une hausse dans l'efficience mène inexorablement à une hausse de la consommation. Le cas du transport peut être ici illustratif : nous nous rendons plus vite à destination, mais cela ne fait que nous pousser à aller plus loin. Donc, les avancées technologiques nous mènent effectivement plus loin, mais cela utilise tout simplement plus de ressources naturelles, ce qui fait que le progrès est une logique sans fin... et peut-être sans aucun but désirable. La question venant à l'esprit est : est-ce possible de se développer de manière durable ? On pense de plus en plus qu'il y a une contradiction inhérente à l'utilisation conjointe de ces deux termes. Ce serait en fait le cas si l'on parle uniquement de développement matériel et technologique, mais les paradoxes sont beaucoup moindres si l'on parle plutôt de développement social, intellectuel, civique, etc. On aborde donc de plus en plus le thème de la décroissance. Par contre, même cette solution doit se faire de manière réfléchie, graduelle et responsable, même si elle semble à prime abord la plus valable dans une optique de simplicité volontaire. Est-ce que les États procéderaient à des mesures concrètes visant la décroissance volontairement ? On peut en douter. Il faut par contre noter que la population et les compagnies d'assurance (qui ont connu en 2005 une très mauvaise année) pourraient faire des pressions effectives sur leur gouvernement dû aux coûts découlant de la croissance irréfléchie. Les pressions sociales ont réellement le pouvoir de mener à un changement de comportement de la part du gouvernement à ce niveau. Après les méandres de cette longue introduction, le conférencier a par la suite attaqué le sujet central, soit ladite simplicité volontaire. Ce dernier concept n'est pas un guide claire de règles de vie, et les définitions diffèrent énormément. Elle représente plutôt une manière de vivre, une remise en question du précepte « plus c'est toujours mieux ». D'autre part, l'utilisation de l'adjectif volontaire signifie que ce choix doit être pris consciemment, dans l'objectif que notre vie soit aux services de nos réelles priorités. Le monde peut être autrement ICI et MAINTENANT. L'important, en fait, est de voir les modifications que l'on peut faire en nous-mêmes dès aujourd'hui, puisque la simplicité volontaire ne s'impose pas, elle se vit. De l'avis du conférencier, le fruit le plus précieux de la simplicité volontaire réside en une plus grande liberté, puisque nous coupons le lien nous unissant à des chaînes qu'on acceptait, veut, veut pas de porter. Il faut se l'avouer, certaines contraintes existent, comme payer son loyer, mais certaines sont pour leur part définitivement librement choisies. On peut diminuer nos contraintes matérielles et donc s'en libérer, ce qui permet de prendre des décisions plus en concordance avec nos valeurs. Cela fait en sorte qu'on allège dès lors nos obligations ainsi que le poids que l'on fait peser sur la planète. Pour finir, ledit conférencier nous enjoint de lire l'ouvrage intitulé Notre empreinte écologique, de Mathis Wackernagel et William Rees, publié en 1999, pour réellement comprendre notre impact environnemental à travers nos actes quotidiens, comme choisir entre une tomate du jardin et une poussée en serre. Alors voilà déjà la fin de ce bref résumé, au style plutôt télégraphique... sur ce, Tourlou !!!! Valérie Fournier L'Heureux »
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